SITUATION GEOGRAPHIQUE
Situé au Nord-Est de l'Amérique latine, en bordure du Pacifique,
l'Equateur est la plus petite république d'Amérique du Sud
après l'Uruguay, totalisant 255.970 Km² de surface et 12.090.804
millions d'habitants (d'après le dernier recensement de novembre
2001).

POPULATION
Il est peuplé à égal pourcentage de métis
et d'indigènes, qui constituent donc les 80% de la population du
pays. Y vivent également 14% de blancs et 6% de noirs.
45 % de la population totale du pays vit dans la région andine,
dénommée la Sierra, et 50% vit sur la côte. Par ailleurs,
la population nationale se concentre à 61% dans les villes et à
39% en milieu rural.
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LANGUES
PARLEES
Les langues maternelles sont l'espagnol et le quichua.

RESSOURCES
ECONOMIQUES
L'Equateur dispose d'une grande richesse géographique, au regard
des 4 régions naturelles qui le composent : la plaine côtière,
la région andine, la plaine amazonienne et les Iles Galapagos.
Cette diversité naturelle induit une grande richesse en ressources
naturelles.
Les principales ressources du pays sont celles provenant de l'agriculture
et de l'exploitation du pétrole.
Les ressources agricoles sont abondantes et diversifiées, comme
l'atteste la production de bananes : l'Equateur est en effet le premier
producteur mondial de bananes à hauteur de 30%. Dans la région
andine, les cultures sont surtout vivrières: orge, pomme de terre,
maïs, haricots et s'ajoutent à l'élevage (bovins, ovins,
etc...). Dans la région côtière, le riz, le cacao,
le café, les bananes et d'autres fruits tropicaux sont cultivés
pour l'exportation.
Si l'économie de l'Équateur est essentiellement fondée
sur l'agriculture (cette dernière fait encore vivre 40% de la population),
elle conserve une structure archaïque qui nuit profondément
au développement économique du pays. 8% seulement des 30
millions d'hectares cultivables recensés sont effectivement mis
en valeur. Par ailleurs, 240 propriétaires possèdent 1 600
000 hectares, soit plus de terres que 350 000 petits paysans.

CONCENTRATION
DES RICHESSES ET PAUVRETE
Nous touchons ici à ce qui contribue à l'implantation durable
de la pauvreté : la concentration des richesses entre les mains
d'une minorité d'entreprises monopolistiques cumulant leurs activités
dans tous les secteurs économiques (agricole, industriel, services
et bancaire). La grande brèche qui sépare les deux types
de revenus à savoir le capital et le travail augmente même
dramatiquement. Les 2/3 du revenu total du pays appartiennent à
seulement quelques familles ; les 20% les plus pauvres détiennent
2,5% du revenu national, et gagnent 23 fois moins que les 10% les plus
riches. A l'inverse, les 20% les plus riches détiennent 58,7% du
revenu national (Source : Informe de desarollo Humano, Ecuador 1999,
PNUD, P.208).
A cela s'ajoute le contexte économique de crise : 44% de la population
active se trouve sans emploi ou en situation de sous-emploi (Source
: IDLIS Análisis de coyunturas economica, enero 2000 - junio 2002),
l'inflation (qui atteint son niveau le plus élevé à
la fin de l'année 1999 et entraîne le remplacement du Sucre
par le dollar US en Janvier 2001) entraîne une baisse drastique
du pouvoir d'achat, la hausse des prix n'étant pas relayée
au niveau des salaires. Ainsi, en juin 2002, le panier de bien familial
basique se situe à 399$ alors que le salaire moyen d'une famille
est de 221$. Le salaire ne couvre donc que 66% des besoins de base d'une
famille.

CONDITIONS
DE VIE
Les conséquences en terme de détérioration des conditions
de vie se font donc cruellement sentir. Ainsi, la pauvreté augmente
significativement : entre 1995 et 2000, le nombre de pauvres a été
multiplié par 2 et le nombre d'indigents par 3 : au total, ils
sont actuellement au nombre de 8.600.000, soit 70% de la population du
pays.

DEFINITION
DE LA PAUVRETE
A noter qu'on entend par pauvreté une famille privée de
ses besoins primaires : santé, nutrition, éducation, et
qu'on entend par indigence l'extrême pauvreté, à savoir
une famille qui ne parvient pas à satisfaire ses besoins nutritionnels
minimums.
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